Photographier avec le flash – Intro

La photographie au flash est à la fois quelque chose de simple et de compliqué. Simple car il suffit d’activer le flash de l’appareil et de prendre une image, compliqué parce que maitriser le résultat demande une certaine connaissance et pas mal de pratique. Néanmoins, apprendre à utiliser la lumière d’un flash n’est pas insurmontable.

Nombreux sont ceux, dont je faisais partie, qui n’aiment pas utiliser un flash. La raison est souvent très simple : on n’aime pas le résultat ! visages fromage blanc, ombres disgracieuses, fonds trop sombres, résultats inconstants, etc. L’image perd souvent son côté naturel. Le photographe qui vient de s’offrir un superbe flash Cobra, et qui découvre ce type de photographie fini très vite par le laisser au fond du sac (si ce n’est d’un tiroir de la maison).

Le flash offre pourtant d’énormes possibilités créatives et le système Nikon CLS rend l’utilisation des flashs à distance assez facile.

Si vous lisez l’anglais, il existe de très bonnes ressources sur le sujet (Nikon CLS Practical Guide, Strobist, et des ressources payantes sur KelbyOne.com). Sinon … tant pis!

Ce que je vais essayer d’expliquer au travers d’une série d’article est très fortement inspiré de ce que j’ai appris sur ces sources et au travers de mes lectures (Manuel d’éclairage photo, L’essentiel de l’éclairage photo numérique et argentique) et par la pratique. Je vais supposer que vous connaissez les principes de la photo et que les notions d’iso, mode manuel, ouverture, vitesse , synchro flash ne vous sont pas étrangères. Mes explications seront fortement axées sur le matériel Nikon, le CLS  (et certainement des flash de studio)

Lorsqu’on réalise une photographie en utilisant un flash,  de nombreux paramètres influent sur le résultat.

D’abord les paramètres du boitier.

  • L’iso – Monter en ISO rend son flash plus « puissant ». (le nombre guide d’un flash est donné pour 100 ISO).
  • L’ouverture – Elle conditionne aussi la « puissance » du flash. En réalité il s’agit de la puissance nécessaire pour atteindre une certaine distance. Plus on ferme le diaphragme et plus il faut de puissance pour atteindre la même distance.
  • La vitesse – La vitesse n’a aucune influence sur l’exposition du flash. Elle est toutefois limitée à un maximum qui est la synchronisation flash du boitier. Le D700 et le D3s ont une synchro flash maximum de 1/250s. C’est important lorsque l’on travaille avec des flash de studio. J’ai même lu et entendu qu’il était préférable dans ce cas (travail avec des flash de studio de descendre au 1/250s). Avec le sytème AutoFP vous pouvez dépasser cette vitesse de synchro, mais vous perdez de la puissance. Mais alors, si la vitesse n’a aucune incidence sur l’exposition flash pourquoi dire que cela influe sur le résultat ? En réalité,  la vitesse ne contrôle que la quantité de lumière ambiante qui va participer à l’image. Plus la vitesse est lente et plus la lumière ambiance est présente sur l’image finale.

Pour ces raisons, lorsque j’utilise le flash,  je préfère travailler avec le boitier en manuel afin d’avoir un meilleur contrôle sur le résultat de l’exposition. Je trouve cela nettement plus simple et reproductible. On peut aussi faire un compromis en choisissant le mode A et en  jouant sur la correction d’exposition pour maîtriser le résultat.

Les autres paramètres à prendre en compte sont

  • La position du flash par rapport au sujet (l’angle que forme le flash avec le sujet)
  • Les distances qui existent entre le flash – le sujet – le fond, ou plus exactement les rapports qui existent entre ces distances.
  • La taille apparente de la source lumineuse (on verra pourquoi « apparente »)
  • Le mélange lumière ambiante et lumière du flash (ou le mélange de plusieurs flashs)
  • Les outils que l’on utiliser pour façonner la lumière (snoots, grilles et caches divers)

Voila, c’est terminé pour cette ‘introduction.

Mélanger la lumière ambiante avec celle du flash

pour rappel il existe ce document très bien fait.

Strobist_L101_French

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