Mélanger la lumière du jour avec un flash – Position du flash

On a souvent besoin de mélanger la lumière du jour avec un flash. Ce mélange présente plusieurs challenges pour le photographe

Quelle va être ma lumière principale ? le soleil ou le flash ?

Dans tous les cas vous devrez résoudre les problèmes suivants

  • un dosage de quantité
  • la gestion des ombres
  • la température de couleur

La technique a été abordée dans cet article.

Exemple 1 : Le soleil en lumière principale.

Vous imaginez qu’il existe un très grand nombre de cas et que je ne vais pas être en mesure de tout détailler ici. J’ai pris pour exemple des images réalisées avec un soleil placé sur la gauche à 90° par rapport à l’appareil. J’essaierai d’aborder d’autres cas par la suite.

Tout d’abord quelques règles à retenir.

Règle 1 : La position et la nature de la lumière principale détermine la position et la nature des ombres.

Nous n’avons qu’un soleil et donc, notre cerveau est habitué à décoder des images avec une seule ombre. Nous sommes tellement habitués à cela que nous savons à coup sûr dire si la photo a été prise plutôt à midi ou plutôt en début/fin de journée rien qu’en regardant la taille et l’angle des ombre.

Règle 2 : Si on souhaite conserver le côté naturel de l’éclairage d’une photo dont le soleil est la lumière principale il faut impérativement conserver ce principe d’une seule ombre. On peut évidemment transgresser ceci et faire ce que l’on veut avec son éclairage! mais on perdra ce côté naturel.

Le problème qui se pose souvent pour le photographe, surtout lorsque le soleil n’est pas diffusé par les nuages, c’est la présence d’ombres dures (aux contours bien nets) accompagné la plupart du temps par un contraste trop important – et c’est ça le vrai problème –  qui fait que si l’on expose correctement une partie de l’image, l’autre partie devient un peu trop « bouchée ». Pour éclaircir ces parties trop sombres on peut utiliser un réflecteur. Etant en général de taille relativement grande et placé près du sujet, il réfléchit une lumière diffuse (qui ne créé quasiment pas d’ombre). C’est déjà un excellent moyen d’apprendre à « éclairer ». Le soleil, un modèle,un réflecteur (un assistant !) et c’est parti 🙂

Vous disposez d’une autre solution : Le flash

Des deux images suivantes, pouvez-vous dire sur laquelle le flash a été utilisé ? et deviner son emplacement.  (elles ont été recadrées pour l’article)

Mélange de la lumière du jour et du flash

image 1

 

Mélange de la lumière du jour et du flash

image 2

Vous avez répondu Image 2 ?

Vous avez gagné ! et perdu aussi. Car sur l’image 1 il y a aussi un flash.

Observez l’image 2. Si vous êtes habitué à analyser la lumière vous avez certainement remarqué l’ombre du chapeau et du visage sur le tronc d’arbre, ombre qui ne semble pas cohérente avec la direction de la lumière (indiquée par les hautes lumières sur la partie gauche des troncs entre autre). La présence du flash est donc facilement décelable et on peut même dire qu’il est situé à droite du boitier, très légèrement plus haut que le modèle et que la lumière est plutôt de nature ponctuelle puisque l’ombre du chapeau a des contours nets. L’image 2 nous donne un indice supplémentaire. Les troncs d’arbres à droite du modèle ne sont pas éclairés de la même façon que ceux situés à gauche. Ils ne bénéficient que de la lumière du jour et comme vous pouvez le constater le contraste est bien plus important.

Sur l’image 1, pas d’indice (sauf si je vous dis que les 2 prises de vue sont réalisées à quelques secondes d’intervalle). Si vous comparez le contraste des troncs de l’image 1 avec ceux situés sur la droite de l’image 2 vous en déduisez qu’il s’est passé quelque chose.  Mais l’image 1 seule ne vous donne a priori aucune « preuve ».(le flash est un peu moins fort sur l’image 1 car je l’ai légèrement reculé).

Toute la différence entre les 2 images réside dans le respect de la règle 2. Et pour faire en sorte que l’ombre de la seconde lumière soit dans la même direction que l’ombre de la lumière principale, il faut que la lumière 2 vienne « de la même direction » que la lumière principale. J’ai mis des guillemets car vous allez voir que nous disposons d’une certaine latitude.

Si vous conservez votre flash du côté de la source principale, toute ombre projetée par le flash est « cohérente » avec la direction de la lumière principale, la limite étant la position du boitier. plus le flash est dans l’axe optique  du boitier et moins il projettera d’ombre.

J’ai mis cohérente entre guillemets car, si le modèle est devant un mur, en respectant la position indiquée ci-dessous vous allez projeter une ombre sur la droite du modèle qui vous fera détecter la présence un flash. Les ombres sur le sujet elles, ne devraient pas poser de problème (cas de mon image 1).

Imaginez que la source secondaire est sur un cercle dont le centre est le sujet. Si vous la déplacez en direction de la source principale (position 3)

position 3

 

Vous :

  • Rendez l’ombre de cette source de plus en plus cohérente avec la principale
  • Réduisez la quantité de zone d’ombre débouchée.

à l’inverse, si vous l’approchez du boitier (sans le dépasser) comme sur la position 1

Position 1

 

Vous :

  • Augmentez la quantité de zone d’ombre débouchée ( le maximum étant atteint lorsque le flash est dans l’axe de l’objectif – le flash éclaire tout ce que l’objectif voit)
  • Vous rendez l’ombre projetée de votre modèle sur le décor de moins en moins « cohérente » – avec une exception lorsque la lumière est alignée avec l’objectif car dans ce cas l’ombre aura tendance à disparaitre. (un des principes d’un ring flash – flash anneau dans lequel on passe l’objectif pour avoir la lumière le plus « de face possible »)

Pour rendre la source d’appoint encore moins visible, augmentez sa taille apparente (parapluie, boite à lumière, flash sur réflecteur, etc)  pour la rendre plus diffuse et placez la dans l’axe de l’appareil.

 

Pour aller plus loin :

http://www.lastoliteschoolofphotography.com/using-umbrellas (anglais, à 2’30 le sujet est abordé).

Leave a Reply